Halo & Effervescence

Auteur grob dans Inclassable — grob jeu 10 mai 2007 15:43

Petit coup de pub pour deux associations basées à Poitiers :
HALO & Effervescence , qui sévissent dans le bouillonnant milieu artistique poitevin, à découvrir :
http://www.halo-collectif.com/
http://effervescence-booking.com

Cafard placard, bourdon prison.(suite et fin)

Auteur grob dans Inclassable — grob lun 4 déc 2006 3:58

                        Tu sors du bar enfin rejoint par ton ami. Il pleut encore. Il porte, tout naturel prévenant qu’il est, un parapluie au dessus de ta tête. Cela t’apaises, tu en profites pour partager avec lui tes mélancoliques désillusions. Il approuve et tu te sens moins seul pour un temps. Et tu te souviens : ta rencontre avec celle qui. ELLE aussi tu as failli la manquer. Passer à cotés de tous les signes évident de son attirance pour toi à cet instant. Qui sait ce qui a finalement réussi à te sortir les doigts de cette mélasse innommable. Qu’est ce qui a bien pu te pousser à te prêter ainsi au jeu faussement innocent de la séduction? Tes idées, bolides de l’impossible, foncent, se heurtent, se renversent sous ton crâne abscons. Tu te retires du halo protecteur du parapluie pour te les rafraîchir un peu. Tu relèves la tête et, soudain redevenu enfant, tu observes :

Un large faisceau d’une poussière de pluie,
Illume en son milieu le pont de Sully
Morland morts lentes aux vents des ombres dansantes
Sous le jeu amusé des lumières pensantes.

                    Tu mets le pied dans un flaque d’eau, et tu remets les pieds sur une terre détrempée. C’est ELLE crois tu, pour ses maigres défauts dont tu es amoureux car ils la rendent sublimement imparfaite.Plus qu’une poignée de jours reinhardtienne pour qu’enfin à nouveau… pour qu’enfin pour ELLE tu te décides à vivre.

Cafard placard, bourdon prison.(1ere partie)

Auteur grob dans Inclassable — grob mer 29 nov 2006 1:18

Cafard placard, bourdon prison.


Qu’on ne me parle pas de refoulement.

 

                J’avance sur un tapis de feuilles machées par l’insousiance des passants de cet après midi pluvieux. A l’heure où vont et viennent ces âmes, bêtes de sommes et de crédits, sous les cordes d’un bâton de pluie qui ne cesse de me battre, j’imagine un monde où l’intelligence rêveuse fut mienne, Apollon un bossu à la langue chevelue, et ma vie chose tout autre qu’une longue suite d’oublis et de rendez vous manquants.

                Tu te dis : « Ah si j’avais… ». Puis tu te rassures: « Mais bon je ferais… ». Mais cet effroyable doute , cette peur, cette angoisse sanguinolente d’un grand Rien, assiègent définitivement la Bastille de tes jours heureux. Tu fais, tu es ce grand Rien. Et tu songes à ton devoir d’homme qui se doit de. Tu étais à deux doigts de… Mais la seule présence que tu ressens au fond de ta main, est celle d’un poil fou des grandeurs angora.

                Tu es assis dans ce bar, quite hidden behind your beer, et tu penses en anglais pour être out dans ce bar in où tu n’as pas les moyens de t’offrir une pinte. Et pourtant, ça tu le fais. Tu regardes autour de toi : A ta gauche, deux vieillards intello-babilleurs dissertent sur un film que tu ne connais pas, et ça froisse ton égo qui feint d’être démesuré. Un peu plus près deux femmes se plaignent du mauvais temps, tu penses à Eluard et son magnifique « Mort dans la conversation ». A ta droite, quatre lycéennes pimpantes-rootsandcultures échangent leurs arguments respectifs usés lors de la dissertation BacBlancBeur du jour. Tu envies leur jeunesse, tu mets de coté la tienne qui pourtant est encore bien loin d’avoir murie. Leur insouciance, leurs rires, leurs djangodjembedrum, leurs cafés noisettes partagées en parfaites marginales fauchées. Et, comme en écho à tes propres songes, tu entends ta voisine de gauche dire à son amie : « Pff, c’est loin le lycée… ».

à suivre…

Un autre samedi soir sur la terre…

Auteur grob dans Inclassable — grob mar 14 nov 2006 0:39

Hier soir, alors que je naviguais béatement sur la grand-mare des connards du web, je suis tombé à cause de Thierry et donc par Hasard, sur une histoire (peu importe le contenu de cette frêle anecdocte) qui m’a fait pensé à celle que je m’apprête à vous conter.

Marcelin 41 ans et Marceline 41 ans, vivaient leur idylle bidochonesque depuis dix ans déjà.

Un petit pavillon de banlieue, proches tous commerces, avec son petit jardin, son petit chien, son petit home sweet home en somme. Jusqu’au jour tragique (s’il en est de véritable…) où de drôles d’interrogations vinrent troubler la quiétude de Marceline . « Je me fais vieille, et mes seins qui tombent, et mes fesses ridées et gna gna gna », bref autant de questions pour Nivéa et consorts que de réponses à l’existence du Canard WC. « et s’il me quittait? ». Marceline se mit alors à envisager tous les scénarios, au préalable parfaitement retenus dans le dernier Marie Claire, qui se présentaient à elle. Pour vaincre ses angoisses, elle décida de mettre toutes les chances de son coté afin que cela ne se produise pas. Elle se remit à la gym, pris des cours de natation 4 fois par semaine et se mit à faire un semi marathon un jour sur deux. Marcelin de son coté ne remarqua naïvement rien, traversant sa crise de la quarantaine une Harley sous un bras une Fender sous l’autre. La soif de réponses de Marceline ne tarrissant toujours pas, elle décida d’en obtenir une de façon radicale. Dieu seul sait, et je ne l’espère pas, ce qui lui passa par la tête ce soir là… 22 heures 30, la boîte à images s’éteignit sur le générique de Julie Lescault, notre parfait petit couple alla se coucher. Parfaite petite toilette, les petites quenottes, la cré-crème, on rince le tout (ou pas), on éteind la lumière et au lit. Au moment d’honorer sa femme comme se doit de le faire tout quadragénaire qui se respecte, Marcelin se mit donc à ronfler paisiblement au coté de son angoissée d’épouse. « AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH »

« Mais putain, pourquoi t’as fait ça??? ». Marceline se tenait au dessus de son mari, un couteau de cuisine dans la main gauche, le scalp de ce qui restait du postérieur de Marcelin dans l’autre. « Ben, je voulais juste savoir si tu m’aimais encore… » lui répondit elle d’une voix étonnamment cristalline. Marcelin, déboussolé, le séant en sang, se précipita vers la porte et ne remit plus jamais les pieds dans son petit pavillon…

Marceline, quelques jours après le drame: « J’aurais du me douter qu’il ne tenait pas tant que ça à moi… Quand on aime, on ne compte pas! »

Grob : Ouais, m’enfin, ça lui aura quand même coûté la peau des fesses!

Grandes histoires quotidiennes des petites choses abstraites partie II

Auteur grob dans Cycle de l'Absurde — grob jeu 7 sept 2006 18:28

   Nouvelle Réunion des ANANAS (Abonnés Non Absents Non Anonymes Seulement*),aujourd’hui même, toujours  dans un quelconque recoin de ma caboche. Abus préside comme à son habitude son petit comité.

 Les personnages présents au cours de la scène sont :
Mr Abus, Mme Fiction, Mlle Peur , Mr Respect, Mr Fair-play, Mr Hertz (Yoann : défi relevé !)

 Tous assis en une ronde désordonnée, certains tournant le dos aux autres.

 Mr Abus : Tout d’abord, bonjour à vous tous, bienvenue à cette nouvelle séance. Comme vous l’aurez sans doute remarqué, nous avons cette semaine deux nouveaux arrivants, Mr Respect et Mr Fair-play, veuillez les accueillir comme il se doit.

 Tous ou presque, emplis d’un engouement falsifié : Clap clap clap.

 Mr Abus : Suffit. Messieurs, quelques mots ?

 Mr Fair-play, jambes (?) croisées, les pattes (?) folles, maniéré au possible : Non, non, ne vous inquiétez pas pour nous, débutez, nous vous écoutons bien attentivement. 

 Mr Abus, en désignant Mme Fiction du doigt : D’accord… Commençons avec vous, si vous le voulez bien – et de toute façon on ne vous en laisse pas le choix – Mme euh…

 Mme Fiction : Fiction. Mme Fiction.

 Mr Abus, très ironique : et que nous vaut l’honneur de votre présence ici ?

 Mme Fiction : personne ne me prend jamais au sérieux. On dit que je fabule, que j’invente, que je conte tout ce qui m’arrive alors que rien de tout ça n’est vrai.

 Mr Abus, un niais sourire au lèvres : de ce que vous dites ?

 Mme Fiction : je ne mens pas !

 Mr Respect et Mr Fair-play, en chœur, très rapidement : nous, nous vous croyons!

 Mme Fiction : je n’arrive jamais à trouver d’activité stable par conséquent, je passe mon temps à troubler Réalité – qui elle non plus ne veut plus m’adresser la parole – et il arrive même que je la dépasse… C’est très perturbant !

 Mr Respect, très rapidement : Mais comprenez la, triste Réalité…

Mr Fair-play, très rapidement : Bien joué tout de même !

 Mr Abus, mimant un sommeil profond : Ronflll Ronffll Ronffll… Ahem oui… Passionnant… Bien à vous là, qui me filez la chair de poule…

 Mlle Peur : Bonjour, je m’appelle Peur, je suis bleue… et je supporte de moins en moins les offenses racistes, tant verbales que physiques, que l’on perpétue à mon égard. Les gens fuient à mon approche, claquent des dents, entrechoquent leurs genoux et des fois même m’urinent sous le nez… Alors que nous, choses bleues, souhaitons être considérées comme toutes autres Choses en ce bas monde…

 Mr Respect et Mr Fair-play, en chœur : c’est tout naturel…

 Mlle Peur   : C’est pourquoi je suis là aujourd’hui, afin de profiter au mieux du temps de parole qui m’est accordé, pour vous présenter notre initiative pour que ces inchoses cessent : Nous avons crée une association de lutte contre l’antibleuisme qui s’appelle « Le grand bleu », titre calembourement trouvé par son futur président, le mal nommé «Grand Schtroumpf »

 Mr Respect, très rapidement : effectivement, bien trouvé.

Mr Fair-play, très rapidement : je n’eus pas fait mieux !

 Mr Abus : bien bien bien…c’est tout aussi fâcheux qu’ennuyeux ce qui vous arrive là…  Maintenant, au tour de notre champion du monde du cent dix mètres… Hertz !

 Mr Hertz, quelque peu survolté : Euh.. oui… euh.. bonjour… euh… je suis ici car je traverse actuellement une légère baisse de tension voyez ?

 Mr Fair-play, très rapidement : clairement, clairement.

 Mr Abus : ah oui ? A quoi donc pensez vous que cela est du ?

 Mr Hertz : Hein ?! … je euh…Ahhhh!!

Hertz prend soudainement Peur, par la main, et s’enfuit en marchant, la fin de cette histoire inutile sous le bras.

Sénile courbette

Auteur grob dans Au quotidien — grob jeu 7 sept 2006 13:42

Hier soir, alors que je sirotais mes absurdes pensées à la terrasse d’un café, un homme d’une soixantaine d’années vint s’asseoir à coté de moi. Sans trop savoir comment, nous nous mîmes à discuter de tout et de rien. Surtout de rien. Son discours paisible était riche de vécu, de ces petites choses de la vie qu’on ne saura apprécier à leur juste valeur, qu’une fois LA quiétude finalement trouvée. Sous son vert chapeau feutré, se dissimulait ce que l’on  appelle communément le visage d’un sage, garni aux cotés d’une folle chevelure blanche et au front affublé de rides des plus parfaitement sinueuses. Nous bavassions, mines allègres et verres en main, laissant nos regards flotter au grès des passants, quand soudain, surgit de toute part (?), notre premier blanc sonore vint taper l’incruste dans notre conversation… -Un ange passe ! Bouffons le !* -  Bienheureusement, mon nouvel  acolyte le rompit très vite en me disant à peu près ceci :

-       On remarque souvent dans la rue, ou bien assis sur un banc, où en tout autre lieu, des vieillards courbés, penchés sur leur souvenirs, la canne sous le bras… sais tu à quoi ils doivent leur vertébrale clé de voûte ?

-         Non… lui répondis je innocemment, fier de pouvoir m’abreuver de ses paroles.

-         Approche toi.

Tandis que je me rapprochais de lui, il me glissa à l’oreille :

-         à avoir trop regarder durant leur vie, sous les jupes des filles ! 

-        


Désillusions…
 

*Apocalypse Now, 1-0.

Misanthropie du jour, où machine 2 Grob 0.

Auteur grob dans Au quotidien — grob mer 6 sept 2006 17:56

                    Ce matin, j’allais de piètre humeur, marchant sur des œufs avariés par le stress, en direction de mon lieu de stage préféré, le bien nommé Ircam. Tension due à ce que l’on nomme une réunion de fin de projet avec Monsieur LeDirecteurDeLaCoordinationDesMachinsHautsPerchés. On fignole, on arrondit les angles et vient l’heure tant attendue. Fidèle à l’ambiance de la maison , la présentation se fait à la « cool toujours tu m’intéresses » (si si tu m’intéresses) : je présente mon projet tenu en si haute estime (par moi-même ?). Tout se passe bien : Fin.

 
                     Tout ça pour… rien. Bref passons, 13h30 sonne à Saint Merri, je me dirige à présent vers « Les enfants de la cuisine »pour enfiler mon poulet crudités de ce jour, en mode Alone in this Fucking World , Head Automatica -  Tara Reid is a Whore sur les oreilles. En m’asseyant dans ce que je croyais  être mon hâvre de paix, je découvre, de nouveau bouillonnant :  A ma gauche un ventilateur bruyant, que mon casque, pauvre de moi, ne couvre pas. Face à moi se tient assis un cadre sup’ bionique, son insu-portable greffé à la main droite (merci Cendrars) tout aussi criard que son homologue à palmes, déblatérant de contrats en obligations – casque de merde ! Et, oh ravissement, une horde de pies en tailleurs, façon « ah ouais mais tu vois c’est trop bien d’être assistante de Com’ quoi… » piaille (J’aurais du mettre plus cher dans ce casque…)  autour de leur salade-dessert bio et leur coca light. Le coca light…en triple exemplaire, exposant sa marginale fierté aux yeux de tous… LIGHT!! A quand le foie gras LIGTH!! et les languettes sur les euphémismes c’est pour quand?!
                le détail de trop qui fait déborder la poudre dans un feu de joie.

Violence : Les têtes tombent, le sang gicle et les membres des unes viennent boucher les bouches trop grandes ouvertes des autres…

 Ahem…Le poulet, combiné à de la mayonnaise tibétaine, peut avoir des vertus fantasmagorico-hallucinogènes. Je décide de passer outre ces maigres désappointements (finalement…), me disant qu’après tout chacun fait ce qu’il veut, que je n’ai pas à juger et qu’au pire ( au mieux ?) je peux toujours aller acheter une corde au Bazard de l’Hôtel de Ville à deux pas d’ici.


                Rentrer au bercail, aïe aïe mes oreilles souffrent encore, je me remets au travail jusqu’à la pause suivante, toujours autant méritée. Lot de Consolation-Collation du moment, une canette de Coca qui me tend les bras. J’insère les 80 cents dans la machine, qui les digère tintant.  Blam. Hum délicieux écrasement de la canette dans le bac du distributeur, qui précède généralement la « première gorgée de coca frais et autres voluptés » (merci Philippe D.). Généralement. Je plonge la main dans ledit bac et en ressort… une canette de Coca… Light !!

 
Looser… pourquoi tant de haine?

 

Sonnet du Quidam

Auteur grob dans Poésie — grob mer 30 août 2006 18:47

Sonnet du Quidam

 

L’harmonie des tâches de lumière vitrée
Equi-idées-distantes de mes planées en vol
Enchevêtre ses ailes de gris pointillés
Qui pâles et souillés s’oublient au vitriol.

L’éloge de l’ombre coulisse sous ses torts…
Quant à mon flou reflet sur les dalles sonores,
Il s’élude évidé de sa propre évidence
Qui pend là au milieu, des boyaux et des panses.

Au travers de la rue du cloître Saint Merri :
Sûr, Brise Miche en vue, Tinguely n’est pas loin
Car en la flaque je me fige et me languis.

Alors qui sont ces maîtres si haut délurés?
Que le pas gauche du pied droit écervelé,
Flanche sous le joug impur, décontenancé.

Prémices

Auteur grob dans Poésie — grob ven 25 août 2006 16:37

Prémices

                                               A Elsa…

La chose limpide je m’y fondis en ombres
Louvoyant de francs doutes en déconvenues,
Enivré de vous, ah votre moue ingénue !
Que je quittais un temps pour quelques gouttes d’ambre…

 Main, gouffre petit béant sur nos convenances,
Au son de la viole on scellait tambours battants
Ces gages de surprise à la sûre immanence
Qui se filaient blancs papiers et mots avenants  

 Le duel closes-ouvertes, les paupières ici
Se cherchent, folle enfant, couvrons nous en glacis !
Sous le rideau baissé, le jour naissait encore
Comme enfin près de vous pour un câlin-qui-dort.

Réminiscence

Auteur grob dans L'oreille est hardie — grob lun 21 août 2006 15:02

Souvenirs Souvenirs…

        Un soir de je ne sais plus quel mois, ni quel jour…
Bref un soir arrosé comme il se devait de l’être car il y eut… CONCERT DES DRYERS!
Applause! non? bon ok… j’ai encore manqué mon effet d’annonce…
Bref passons : après une apparition sur les ondes de "Radio campus" sous le signe de la "Destinée!!" (private joke) les guignols suivants montèrent sur scène pour une bonne heure de défoulement à la Salle Eve, campus de grenoble :

    Matt’ la p’tite frappe au micro
    Dam, mister stoïcisme à la guitare rythmique
    Yoann solo, l’homme qui se gratte les cheveux avec sa guitare…(??)
    Seb’ le bassiste à ressort
    et pi l’homme à couettes derrière la batterie( moi^^)

Le tout pour une reprise des strokes : Reptilia.


Podcast

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